Critique C'est ça l'amour

C'est ça l'amour
Film d’une fin, mais plus encore d’un renouveau, C’est ça l’amour capte avec sincérité une épreuve : celle d’une page qui se tourne.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Pierre LARVOL

Critique du Film

Projeté dans le cadre de la compétition du Festival de Cinéma européen des Arcs, C’est ça l’amour est le premier film solitaire de la réalisatrice Claire Burger, après Party Girl co-réalisé avec Marie Amachoukeli et Samuel Theis. Une œuvre légère et authentique au cœur d’une cellule familiale éclatée où, de manière assez originale au cinéma, un père cherche à recoller les morceaux. L’épreuve de l’amour.

Film d’une fin, mais plus encore d’un renouveau, C’est ça l’amour capte avec sincérité une épreuve : celle d’une page qui se tourne.

Sur le pas de la porte, Mario se rassure : il dit à sa femme Armelle sur le départ qu’elle peut prendre le temps qu’elle souhaite pour réfléchir, il attendra son retour. Une façon de tenir pour le père de famille qui doit s’occuper de ses deux filles. Frida, la plus jeune, supporte difficilement le départ de sa mère tandis que Niki, âgée de 17 ans, rêve quant à elle d’indépendance. Mario, décidé à sauver l’équilibre de sa famille, décide de s’engager dans une troupe de théâtre nommée Atlas pour avancer… tout en restant proche de sa femme, qui travaille justement dans la salle où il joue. Œuvre faite du quotidien, C’est ça l’amour est surtout une histoire autobiographique de la réalisatrice Claire Burger. S’articulant autour de différents thèmes, de la famille à la paternité en passant par la sexualité, le film profite clairement de la sincérité de son écriture. Evitant soigneusement de tomber dans le tire-larmes facile, le récit propose plutôt d’assister au parcours initiatique d’un père de famille sensible et cultivé, qui s’inquiète de voir sa cellule familiale s’effondrer. Le refus d’une rupture, mais aussi de sa conséquence, la solitude et le deuil de jours heureux. L’amour, c’est aussi ça : savoir laisser filer pour se reconstruire. Un portrait juste, à fleur de peau. On regrette une courte scène (celle de la camionneuse) dont certes la violence est à l'image des propos, mais au déroulement discutable : si le discours est tout à fait recevable, la façon dont il est amené, nettement moins.

Dans le rôle du père, l’acteur belge Bouli Lanners qui nous délivre une magnifique prestation, à la fois humaine et touchante. Également au casting, les actrices Justine Lacroix, Sarah Henochsberg et Cécile Remy-Boutang complètent parfaitement le cosmos social de cette convaincante famille. Si la mise en scène se montre discrète, le film ne cherchant jamais à rendre spectaculaire ses tranquilles péripéties, l’essentiel reste là : le propos et l'incarnation, un peu à l’image de la pièce de théâtre qui se construit et joue au fur et à mesure de l’œuvre.

Film d’une fin, mais plus encore d'un renouveau, C’est ça l’amour capte avec sincérité une épreuve : celle d’une page qui se tourne. Face à un père de famille qui, tant bien que mal, cherche à se battre pour conserver l’unité familiale, la rudesse des rapports, l'individualisme, les responsabilités parentales et l’amour fuyant. Une épreuve difficile, mais autant nécessaire que salvatrice. Malgré sa mise en scène limitée, C’est ça l’amour convainc par son écriture et sa sensibilité.

Informations

Détails du Film C'est ça l'amour
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Drame
Version Cinéma Durée 98 '
Sortie 27/03/2019 Reprise -
Réalisateur Claire Burger Compositeur
Casting Bouli Lanners
Synopsis Depuis que sa femme est partie, Mario tient la maison et élève seul ses deux filles. Frida, 14 ans, lui reproche le départ de sa mère. Niki, 17 ans, rêve d'indépendance. Mario, lui, attend toujours le retour de sa femme.

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