Critique L'Ange (El ángel)

L'Ange
L'Ange, biopic provocateur d'un serial-killer adolescent, hérite ainsi de belle manière de l'esprit rebelle almodovarien, et s'oriente vers une carrière internationale, tant le film est réussi de par son rythme nerveux et endiablé, son humour noir...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par David Speranski

Critique du Film

Pedro Almodóvar n'est pas seulement un réalisateur reconnu internationalement. Il produit et encourage également de jeunes talents à travers sa boîte de production, El Deseo Films, Luis Ortega, jeune cinéaste argentin, a donc vu son quatrième film, L'Ange, bénéficier de cette aide providentielle. L'Ange, biopic provocateur d'un serial-killer adolescent, hérite ainsi de belle manière de l'esprit rebelle almodovarien, et s'oriente vers une carrière internationale, tant le film est réussi de par son rythme nerveux et endiablé, son humour noir irrésistible et son interprétation savoureusement décalée.

Luis Ortega nous conte donc l'histoire étrange d'un serial-killer adolescent à l'apparence d'ange qui se révèle être un génie du vol et du crime. Au départ, Carlitos n'est qu'un gamin à l'esprit vif et insolent mais sa rencontre avec Ramon va bouleverser sa vie et l'entraîner sur la voie du crime.

L'Ange, biopic provocateur d'un serial-killer adolescent, hérite ainsi de belle manière de l'esprit rebelle almodovarien, et s'oriente vers une carrière internationale, tant le film est réussi de par son rythme nerveux et endiablé, son humour noir irrésistible et son interprétation savoureusement décalée.

Ce film représente un exemple parfait pour démontrer l'aspect totalement amoral du cinéma. Carlitos ne cesse de se livrer à des actions particulièrement répréhensibles dans "la vraie vie". Mais il agit avec une certaine ingénuité qui finit par se transmettre à son metteur en scène. Carlitos tue mais sans réellement le faire exprès, du moins sans perversité ni mauvaises intentions. On peut d'ailleurs pour cela féliciter Lorenzo Ferre et Chino Darin, formidable tandem comique, qui expriment très bien dans leur jeu l'inconscience de la jeunesse qui caractérise ces personnages. Cette fraîcheur de regard du personnage principal devient également le point de vue du metteur en scène qui ne juge ni ne condamne Carlitos, la fin de l'histoire étant suffisamment éloquente en ce qui concerne les retombées et la sanction de son comportement.

On rit beaucoup à L'Ange car l'atmosphère du film est complétement déréalisée et se rapproche assez vite d'un cartoon rempli d'humour noir détonant. Certes des indices sont posés ici et là pour expliquer le comportement de Carlitos mais il suffit en fait de comprendre qu'il est hors normes et se trouve dans l'impossibilité de considérer la vie sous le même angle que la plupart des gens, un peu de la même manière que John Lennon, lorsqu'il chantait "no one is on my tree" dans Strawberry Fields Forever des incontournables Beatles. Comme le dit Ramon dans ce film, "tout le monde devrait être voleur ou artiste. Car les autres triment". 

Informations

Détails du Film L'Ange (El ángel)
Origine Espagne - Argentine Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Drame - Biopic
Version Cinéma Durée 126 '
Sortie Prochainement Reprise -
Réalisateur Compositeur
Casting
Synopsis Buenos Aires, 1971. Carlitos est un adolescent de 17 ans au visage d’ange à qui personne ne résiste. Ce qu’il veut il l’obtient. Au lycée, sa route croise celle de Ramon. Ensemble ils forment un duo trouble au charme vénéneux. Ils s’engagent sur un chemin fait de vols, de mensonges où tuer devient bientôt une façon de s’exprimer...

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