Critique Yomeddine

Yomeddine
Yomeddine est certes sympathique mais encore un peu limité dans sa manière de projeter ses personnages dans une fiction qui se voudrait unanimiste mais qui se réduit à une confrontation plus ou moins comique.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par David Speranski

Critique du Film

Ils ne sont pas nombreux, les cinéastes, à avoir débuté au Festival de Cannes en compétition avec leur premier film. On peut citer comme exemples fameux Steven Soderbergh (plus jeune lauréat de la Palme d'or à 26 ans avec Sexe, mensonges et vidéo), Jane Campion (Sweetie), Laszlo Nemes (Le Fils de Saul), etc. A.B. Shawky pourra se targuer à l'avenir d'appartenir à ce club très fermé. Pour ce jeune cinéaste égyptien, cette sélection en compétition était sans doute inespérée, peut-être trop lourde à assumer pour un joli film encore fragile. Le film a été projeté en séance de gala (montée des marches à 18h30 à Cannes) alors qu'une séance unique au milieu de l'après-midi aurait peut-être suffi.  

Yomeddine est certes sympathique mais encore un peu limité dans sa manière de projeter ses personnages dans une fiction qui se voudrait unanimiste mais qui se réduit à une confrontation plus ou moins comique.

Yomeddine, c'est l'histoire du lépreux et de l'orphelin, en résumant cela un peu vite. D'un côté, Beshay, un lépreux guéri, au visage tourmenté par de terribles cicatrices, qui décide de partir après la mort de sa femme, à la recherche de ses racines, sur les routes d'Egypte, avec une petite charrette ; de l'autre, Obama, un orphelin nubien, plutôt jovial. 

D'un certain point de vue, A.B. Shawky coche toutes les bonnes cases : une opposition marquée entre des personnages extrêmement contrastés, de générations et de tempéraments différents; une structure de road-movie solaire, à la découverte des identités profondes des personnages, le parcours du voyage et des personnages, intérieur et extérieur, s'accordant à celui du film. 

On peut alors s'étonner que le film, plutôt bien ficelé, ne soit pourtant pas davantage réussi. Cela tient à une certaine répétition des situations qui finit par épuiser un sujet assez mince. Yomeddine est certes sympathique mais encore un peu limité dans sa manière de projeter ses personnages dans une fiction qui se voudrait unanimiste mais qui se réduit à une confrontation plus ou moins comique. Comme disait André Gide, les beaux sentiments ne suffisent pas à faire de la bonne littérature. Cette règle est valable, y compris pour le cinéma. Notons néanmoins une très belle musique qui, à elle seule, vaut le déplacement en salles, et possède le souffle qui manque un peu à cette aventure humaine. 

Informations

Détails du Film Yomeddine
Origine Indisponible Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Aventure - Drame
Version Cinéma Durée 97 '
Sortie Prochainement Reprise -
Réalisateur A.B. Shawky Compositeur
Casting
Synopsis Beshay, lépreux aujourd’hui guéri, n’avait jamais quitté depuis l’enfance sa léproserie, dans le désert égyptien. Après la disparition de son épouse, il décide pour la première fois de partir à la recherche de ses racines, ses pauvres possessions entassées sur une charrette tirée par son âne. Vite rejoint par un orphelin nubien qu’il a pris sous son aile, il va traverser l’Egypte et affronter ainsi le Monde avec ses maux et ses instants de grâce dans la quête d’une famille, d’un foyer, d’un peu d’humanité…

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