Critique La Fin de Freddy : l'Ultime Cauchemar (Freddy's Dead : The Final Nightmare)

La Fin de Freddy : l'Ultime Cauchemar
La Fin de Freddy de Rachel Talalay s’avère être un vrai plaisir pour nos zygomatiques. Il apporte de beaux éléments de réponse sur l’histoire du personnage et conclu la saga en bonne et due forme.

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Annoncé à l’origine comme étant l’épisode ultime de la saga (ce qui n’est actuellement pas si faux que cela), La Fin de Freddy est probablement l’épisode le plus absurde de la série. Reprenant parti d’assumer pleinement le côté bouffon de son personnage, le film de Rachel Talalay s’offre une expédition aux relents de trip hallucinogènes qui a de quoi diviser les fans.

Le film s’ouvre sur une longue introduction emmenant l’un des personnages principaux du film au beau milieu d’une succession de cauchemars. Osant le fourre-tout abracadabrantesque, on s’amuse (ou s’insurge, tout dépend du point de vue) à voir Freddy s’en donner à cœur joie dans une parodie du Magicien d’Oz.

Talalay met en scène une histoire intéressante revenant aux origines des limites que possède son personnage.

Talalay met en scène une histoire intéressante revenant aux origines des limites que possède son personnage. Une fois tous les enfants de Spingwood tués, Freddy charge John d’aller recruter un peu de sang frais pour ses escapades nocturnes sans se douter qu’il ramènera la clé de sa libération. Etendre le terrain de chasse de Freddy au-delà de Springwood n’est pas une mauvaise idée, encore faut-il la justifier. Afin de mieux connaître les raisons qui aideront à l’expansion des frasques de ce monstre, on nous dévoile enfin une très grosse partie de son histoire. On voit quel enfant et quel homme il a été. On comprend désormais pourquoi ses agissements ne sont pas vains et les rapports aussi ambigus (au-delà du fait qu’il veuille éradiquer toute succession à Springwood) qu’il entretient avec les enfants.

On surprendra des caméos vraiment drôles.

On surprendra des caméos vraiment drôles parmi lesquels on citera Alice Cooper en père abusif, Johnny Depp ou encore Robert Shaye (le producteur de la saga) en conducteur de bus. Fait intéressant également, c’est Peter Jackson qui avait été appelé pour écrire le scénario. S’il n’avait fourni que quelques bribes, rien n’a été gardé mais il y a fort à parier que la folie ambiante qui régnait sur ses métrages de l’époque a du influencer Talalay pour sa mise en scène. Les meurtres sont véritablement fous. On notera une explosion d’oreille particulièrement douloureuse ou même une partie de jeu vidéo à la hauteur des gamineries dont Freddy sait faire preuve. Toujours un coup d’avance sur son temps, La Fin de Freddy inclut des scènes en 3D dans son film. Bien évidemment, ne vous attendez pas à vivre le spectacle que le cinéma actuel nous offre ces dernières années, mais preuve en était de la volonté de faire évoluer le genre vers une consommation nouvelle dès le début des années 90.

La Fin de Freddy propose une alternative assez satisfaisante quant à la conclusion qu’il décide d’amener.

La Fin de Freddy propose une alternative assez satisfaisante quant à la conclusion qu’il décide d’amener. La boucle se boucle dans une ambiance gaie. La peur, n’étant quasiment plus de mise depuis le second, laisse place aux rires francs, sincères et massifs. C’est un peu comme si Freddy n’avait pas supporté d’être évincé des plateaux de télévision l’année d’avant et décidait d’envoyait tout bouler pour une sortie digne des plus grands spectacles de music-hall. Plus gros budget de la franchise (11 millions de dollars), il est aussi le plus gros démarrage de cette dernière récoltant pas moins de 12 millions de dollars lors de son premier week-end d’exploitation en salle. Les critiques néfastes à son égard ne lui permettront de récolter en tout et pour tout que 34 millions de dollars. Et le problème refait surface. Le film précédent de Hopkins n’avait pas plu par son aspect travaillé et sérieux proposant une avancée se rapprochant au mieux de la force du film original. Ce sixième film décide de ne pas se prendre au sérieux, de jouer la carte de la déconnade sur tous les bords, mais propose plus de réponses sur l’histoire du personnage que tous les autres films réunis, et ça ne plait pas non plus. Il faut croire qu’il était toujours beaucoup trop en avance sur son temps notre brûlé préféré.

La Fin de Freddy s’avère être un vrai plaisir pour nos zygomatiques. Il apporte de beaux éléments de réponse sur l’histoire du personnage et conclu la saga en bonne et due forme.

Informations

Détails du Film La Fin de Freddy : l'Ultime Cauchemar (Freddy's Dead : The Final Nightmare)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante
Version Cinéma Durée 96 '
Sortie 08/01/1992 Reprise -
Réalisateur Rachel Talalay Compositeur Brian May
Casting Johnny Depp - Tom Arnold - Robert Englund - Lisa Zane - Ricky Dean Logan - Breckin Meyer
Synopsis Sixième épisode des aventures cauchemardesques de Freddy. Après avoir tué tous les enfants de sa ville natale, il cherche à aller dans un nouveau territoire pour y trouver de nouvelles proies.

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