Critique Le Cauchemar de Freddy (A Nightmare on Elm Street 4 : The Dream Master)

Le Cauchemar de Freddy
Le Cauchemar de Freddy de Renny Harlin s’avère être bon pour ce qu’il a à proposer. Les meurtres sont toujours aussi inventifs, Robert Englund construit la légende de son personnage l’amenant au paroxysme de sa gloire.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Le Cauchemar de Freddy est confié à Renny Harlin en 1988. Le film lui ouvrira les portes du grand Hollywood lui permettant de réaliser des œuvres explosives par la suite parmi lesquelles on citera Die Hard 2, Cliffhanger ou même encore Au Revoir à Jamais. Ce quatrième chapitre des aventures de Freddy continue sur la lancée soufflée par le précédent : un teen movie horrifique clairement comparable aux mêmes intentions que mène la série des Destination Finale aujourd’hui.

L’ouverture du film choisit le schéma classique des suites qui essaient de garder une continuité avec les personnages encore vivant de l’épisode précédent. Une fois n’est pas coutume, ce n’est que pour mieux s’en débarrasser dans son premier quart d’heure afin d’entamer le cœur de son récit. Le film choisit de confronter le personnage d’Alice comme dominante ying du yang de Freddy. Il est les ténèbres, elle est la lumière.

Il est les ténèbres, elle est la lumière.

Apportant une dimension manifestement plus surnaturelle en jouant le parti pris d’une médiumnité comme grande force de combat, Harlin fait écho au fait que la mère de Freddy était nonne. La religion ne prédomine pas le métrage mais il y a clairement quelque chose de biblique dans la force qui animera le courage d’Alice.

Toujours plus loin, telle est la devise des meurtres tordus imaginés par notre Freddy international.

Toujours plus loin, telle est la devise des meurtres tordus imaginés par notre Freddy international. Ici, le film nous sert d’excellents effets spéciaux particulièrement brutaux malgré leurs aspects vraiment comics. On notera donc un piège à cafard humain à se tordre les bras, une noyade dans un lit à eau ou même encore une scène de plage pour le moins étrange. Robert Englund n’aura jamais autant transpiré l’envie de faire rire que sous les traits de son personnage. Ce quatrième film arrivant à point nommé au moment où il crève le petit écran, il est souvent confondu avec son personnage. Freddy n’était plus qu’un simple personnage de fiction, il apparaissait à la télévision très souvent grimé en tant que tel. A l’image d’un gardien de la crypte qui venait dévoiler ses contes, Robert Englund est et restera connu pour avoir prêté ses traits à Freddy. Ce quatrième opus offre les prémices de ce qui fera l’attrait de ce genre de films quelques années après : la comédie horrifique. Quelque temps avant que Peter Jackson ne vienne balayer tout ceci d'un jusqu'au boutisme assumé et assuré avec ses toujours cultes Bad Taste, Les Feebles et Braindead, Freddy menait la danse d’une main de maître si bien que même le public qui n’avait pas l’âge d’apprécier ses films connaissait le bonhomme.

Renny Harlin offre une réalisation énergique, simple et efficace.

Renny Harlin offre une réalisation énergique, simple et efficace. Il permet d’attirer l’attention du public autre part que sur son scénario qui manque un peu de cohérence. Si Kristen est la dernière enfant d’Elm, alors Freddy n’a plus de raison de tuer. La passation du pouvoir qui anime Kristen juste avant sa mort à Alice ne relance pas l’incongrue circonstance qui amène l’action de l’histoire à se dérouler ailleurs qu’à Springwood (du moins rien ne permet de nous situer dans les lieux). Or, Freddy ne peut tuer que les enfants de Springwood, il ne peut attaquer en dehors de la ville qu’il a connu puisqu’il ne puise sa force qu’en ceux qui connaissent son histoire. On regrettera également de ne pas avoir plus de réponses sur l’histoire personnelle de ce personnage. Si les frasques tumultueuses qu’il nous sert sont rigolotes, nous comprenons tout à fait qu’elles peuvent agacer également. Il en vient à un moment donné, comme dans toute saga, où le spectateur s’impatiente à vouloir en savoir plus sur ce qui le pousse à continuer de regarder ces suites. Ce ne sera malheureusement pas avec ce quatrième film que les réponses seront dévoilées.

Le Cauchemar de Freddy s’avère être bon pour ce qu’il a à proposer. Les meurtres sont toujours aussi inventifs, Robert Englund construit la légende de son personnage l’amenant au paroxysme de sa gloire.

Informations

Détails du Film Le Cauchemar de Freddy (A Nightmare on Elm Street 4 : The Dream Master)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante
Version Cinéma Durée 99 '
Sortie 04/01/1989 Reprise -
Réalisateur Renny Harlin Compositeur Craig Safan
Casting Robert Englund - Lisa Wilcox - Rodney Eastman - Danny Hassel - Tuesday Knight
Synopsis Bien décidé à exterminer les descendants des parents qui l'avaient brûlé dans le passé, l'épouvantable Freddy, à nouveau ressuscité, s'apprête à revêtir les tenues les plus perverses pour pénétrer dans les rêves de ses prochaines victimes. Mais c'était sans compter sur Alice, elle aussi capable de s'introduire dans les rêves de ses amis pour faire face au redoutable croquemitaine.

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