CRITIQUE Crépuscule (Sundown)

Crépuscule

Critique du Film

Artus Films garnit son catalogue « Les Grands Classiques hollywoodiens » avec un film d'Henry Hathaway datant de 1941. Une date importante pour reconsidérer le film dans son contexte. L'Amérique n'est toujours pas rentrée en guerre face aux Japonais et aux Allemands. Ils trouvent profit dans ce conflit n'entrant pas en opposition avec les nazis. Dans le film, les personnages les citeront par « Ils » pour n'offusquer personne. La suite sera une tout autre histoire.

Crépuscule se déroule au Kenya, pendant la Seconde Guerre Mondiale, William Crawford commande la garnison anglaise. Il découvre que les nazis arment secrètement les tribus indigènes qui formentent une prise de pouvoir. Pour déjouer ce complot, Crawford sera aidé par Coombes, et surtout Zia, une belle et mystérieuse chef de bande.

Crépuscule promet une aventure exotique sur fond de guerre mondiale, mais aussi de tribu. On ne serait pas loin d'une aventure à la Tarzan avec la mise en scène d'Henry Hathaway. Mais il s'agit de l'un des premiers films du réalisateur, qui plus est, une commande à faible budget. L'Afrique prend alors les airs du Nouveau-Mexique. Il ne reste plus que le charme de Gene Tierney dans son premier rôle cinéma. Une beauté enflammée, une flamme au cœur de ce noir & blanc sans relief et des décors sans perspective. Une petite production sans envergure faute à un faible budget et un scénario sans réelle dimension, ni la moindre émotion. L'histoire, aussi simple qu'elle puisse paraître, est troublée par des événements incompréhensibles, y compris des personnages errant en transe dans la bataille de milieu de métrage et une utilisation horriblement inefficace des armes à feu.

Une petite production sans envergure faute à un faible budget et un scénario sans réelle dimension, ni la moindre émotion.

Le gros problème du long-métrage est la présence d'une multitude de personnages ne servant que trop peu le récit. Des chefs de poste rigides, constamment assis à ne pas savoir prendre la moindre décision. Lors de l'apparition de Zia (Gene Tierney), ils restent bouche bée, telle une carpe sans oxygène. Il ne reste que le prisonnier italien cuisinant à tout va, amenant un rythme certain par sa gouaille. Les différents protagonistes principaux n'ont jamais le relief nécessaire à sauver le film de sa piètre position de divertissement sans âme. Il subsiste alors trop peu de choses pour captiver.

On attendait un bon divertissement intégrant les savoureux ingrédients exotiques des films de brousse et de jungle de la grande époque hollywoodienne. On s’arrêtera sur de multiples scènes dans des décors de tentes aux personnages austères. Un film rudimentaire que l'on retiendra comme un simple essai d'Henry Hathaway.

Note : Maladroit sur de nombreux points. Verdict : Maladroit sur de nombreux points.

Mathieu Le Berre

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