Critique Assassin's Creed

Assassin's Creed
Critique de l'adaptation cinéma du jeu vidéo Assassin's Creed par le réalisateur Justin Kurzel. Avec Michael Fassbender et Marion Cotillard.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Franchise populaire depuis sa création en 2007 et son personnage Altaïr, Assassin's Creed est enfin adaptée au cinéma par Ubisoft via leur nouvelle branche cinéma avec le soutien de 20th Century Fox. Après le fidèle et sublime Macbeth en 2014, Justin Kurzel se retrouve aux commandes d'un film appelant à être une nouvelle franchise de cinéma. Et pour cela, il reprend tout à zéro.

Le film Assassin's Creed reprend essentiellement les codes graphiques établies dans le premier épisode du jeu vidéo. Par ce premier film, Justin Kurzel et Ubisoft créent une nouvelle ligne parallèle avec comme point d'appui Callum Lynch, nouvel héritier d'une lignée d'assassin. Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

Image 1 - Assassin's CreedCette épopée au cinéma s'éloigne peu du premier jeu sorti en 2007. Seule la vision du passé a été modernisée avec un Animus désormais doté d'un bras robotique animée. Ceci est bien plus cinématographique qu'un lit projetant les souvenirs... Mais Justin Kurzel ne s'arrête pas au passé, il inscrit son personnage dans le présent pour mieux amorcer la suite des événements. Le passé est le déclencheur d'un mouvement n'attendant que son instigateur afin de réamorcer la guerre dans le présent. 
Callum Lynch, interprété par Michael Fassbender - investit en tant que producteur et star du film - est ce nouvel assassin combattant les Templiers dans l'Espagne du XVe siècle. Grâce à l'Animus, les spectateurs subissent des allers-retours constants dynamitant une première partie très instructive. Il faut dire que Kurzel prend le temps d'installer l'univers du jeu au plus grand monde avec détails et générosité. Mais très vite, on sent le parti pris de ne s'intéresser qu'au présent. Les rouages du film se jouent de l'instant, le réalisateur se servant opportunément des projections du passé pour combler les attentes des fans et se désolidariser du jeu.

Assassin's Creed est un spectacle ambitieux et prometteur

Dans sa deuxième partie, le film s'émancipe avec facilité de son héritage vidéoludique en se concentrant sur le présent et l'avenir ; la saga se projetant alors en trilogie. Comme beaucoup de franchises modernes, la production envisage le premier film essentiellement comme une porte d'entrée pour étayer sur le long-terme, l'objectivité d'une histoire ambitieuse pensée sur plusieurs chapitres. L'avenir de cette nouvelle franchise au cinéma dépendra des résultats commerciaux d'un chapitre divertissant, mais imparfait. Si échec il y a, Assassin's Creed se retrouverait comme un chapitre orphelin jamais réellement conclu, une porte à jamais ouverte vers une ambition frustrante pour les fans et les spectateurs ayant appréciés la promesse. Les résultats du film est la condition sinéquanone pour Ubisoft d'adapter son catalogue de jeux avec une multitude de franchises qui n'attendent qu'une mise en production. On pense à notamment Splinter Cell, Far Cry ou une nouvelle adaptation de Prince of Persia.

Image 2 - Assassin's CreedChapitre divertissant, mais imparfait, ce premier film Assassin's Creed l'est par sa faculté à installer ses personnages comme une véritable partie d'échec. Si les séquences au XVe siècle sont concrètes et pensées comme une vraie partie de jeu (la course-poursuite en chariots ou les scènes de parkour), elles se retrouvent vites redondantes. Car l'intérêt principal de cette adaptation est le déroulement au présent, la relation père/fille entre Jeremy Irons et Marion Cotillard et la lente transformation de Callum Lynch assumant sa véritable nature, donc son passé. Le film ouvre beaucoup de lignes parallèles se concluant sur certaines réponses laissant une page blanche pour la suite de l'histoire. La saga cinéma de l'univers d'Assassin's Creed est assurément ambitieuse, belle et prometteuse. Mais cette dépendance au succès frustre le plaisir de cet opus instillant les codes et la ligne directrice d'un divertissement pertinemment bien pensé et écrit.
Un blockbuster de qualité, un grand spectacle assuré par la complicité de Michael Fassbender, Justin Kurzel et Ubisoft. Rares sont aujourd'hui les produits d'une telle trempe à faire ressentir une telle exaltation commune dans le processus créatif. Par cette liberté totale, Justin Kurzel prouve sa capacité à être un metteur en scène du futur, une pièce intéressante du cinéma américain en termes d'auteur, entre divertissement et indépendance.

Informations

Détails du Film Assassin's Creed
Origine Etats Unis - France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Action - Aventure
Version Cinéma Durée 120 '
Sortie 21/12/2016 Reprise -
Réalisateur Justin Kurzel Compositeur Jed Kurzel
Casting Marion Cotillard - Jeremy Irons - Michael Fassbender - Denis Ménochet - Brendan Gleeson - Michael K. Williams - Ariane Labed
Synopsis Grâce à une technologie révolutionnaire qui révèle la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre, Aguilar, dans l'Espagne du XVe siècle. Callum découvre qu'il est issu d'une mystérieuse société secrète, les Assassins, et amasse les connaissances dont il aura besoin pour affronter une autre redoutable organisation : l'Ordre des templiers

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