Critique Eyjafjallajökull

Eyjafjallajökull
Eyjafjallajökull d'Alexandre Coffre. est une vraie comédie savoureuse qu’on se délecte d’engloutir pour n’en louper aucunes miettes. Il s’impose comme une comédie piquante qui donne un véritable coup de fouet au cinéma humoristique français.

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Ce fameux volcan en aura énervé plus d’un. Aussi capricieux que son nom est difficile à prononcer, il est au centre du second long métrage d’Alexandre Coffre. Il se paye un duo de choc, Dany Boon et Valérie Bonneton, qui ne sont pas étranger l’un pour l’autre puisque les deux comiques ont officié ensemble dans plusieurs détournements pour la télévision. Coffre signe l’adaptation de son propre scénario bourré de scènes cocasses.

Eyjafjallajökull est une vraie comédie savoureuse qu’on se délecte d’engloutir pour n’en louper aucunes miettes. Pas (ou presque) de temps morts, les situations se renouvellent sans cesse. On jubile devant les coups mesquins que s’envoie le couple à l’écran. Et autant le dire tout de suite, ils vont très loin. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça fait vraiment plaisir de voir enfin le cinéma français se décomplexer dans ce qu’il produit le plus. Nous sommes assignés d’un flot incessant de comédies depuis des années mais très peu arrivent à se démarquer, la faute à une idée trop consensuelle de ce que doit donner une comédie populaire. Les Gamins a su tirer son épingle du jeu l’année dernière, Eyjafjallajökull aussi. Le road movie d’Alexandre Coffre s’apparente à un modèle américain tant l’humour y ressemble.

Le road movie d’Alexandre Coffre s’apparente à un modèle américain tant l’humour y ressemble.

On a l’impression de voir Date Limite (un des derniers films savoureux du genre à être sorti outre-Atlantique) sauce les Ch’tis à Mykonos (sans le côté attardé et décérébré des protagonistes). Valérie Bonneton et Dany Boon s’éclatent comme deux gosses de 12 ans à « qui fera la plus grosse crasse à l’autre ». Dans le même registre, on pourrait citer le duo Jack Lemmon et Walter Matthau dans Les Grincheux pour ce qui est de la teneur en amour vache qu’ils partagent. Tous les coups sont permis…et plus ils sont en-dessous de la ceinture, mieux c’est ! La montée crescendo des coups bas atteindra son paroxysme dans la fameuse caravane d’Ezéchiel. Mention spéciale d’ailleurs à Denis Ménochet qui campe un Ezéchiel schizophrène psychotique, repenti mais pas trop, à mourir de rire. Car oui, si au sein du couple de divorcés on se voue une haine sans faille, le monde qu’ils rencontreront durant leur périple sera loin d’être tendre avec eux. C’est à se demander si la folie ambiante n’était pas directement reliée aux frasques du fameux volcan qui a complètement immobilisé le trafic aérien durant un temps. Pendant que le monde s’arrête de tourner concentrant toute son attention sur l’Eyjafjallajökull, les fous en profitent pour s’accorder leur instant de gloire.

Eyjafjallajökull est un film totalement absurde dans son humour.

Eyjafjallajökull est un film totalement absurde dans son humour c’est certain. Il se renouvelle toujours dans ses gags, ce n’est jamais redondant. Le cap de la première demi-heure est très important dans ce genre d’œuvre. C’est le moment ultime où le spectateur sent que soit le film a usé toutes ses cartouches et jouera la carte du sentimentalisme facile pour conclure ou alors justement, le moment clé qui montre qu’il en a encore dans le barillet. Eyjafjallajökull appartient clairement à la seconde catégorie. On lui reprochera juste un dernier acte facile mais inévitable qui casse le rythme de fou furieux qu’il s’imposait juste avant. Et encore, durant cette vingtaine de minute qui viendra conclure le récit, Coffre distille quelques vannes au milieu permettant au spectateur de ne jamais avoir le temps de s’ennuyer. D’ailleurs, cette dernière partie ne peut que nous renvoyer au final de Very Bad Trip jusque dans l’ultime révélation de ce que contient la fameuse caméra de Valérie Bonneton. Quand on vous dit qu’Alexandre Coffre a construit son film en se basant sur ses consorts américains ce n’est pas pour rien.

Eyjafjallajökull s’impose comme une comédie piquante qui donne un véritable coup de fouet au cinéma humoristique français. Il ne s’encombre pas de discours pathos et cliché et garde toujours en tête sa ligne directrice principale qui est de divertir.

Informations

Détails du Film Eyjafjallajökull
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Comédie
Version Cinéma Durée 92 '
Sortie 02/10/2013 Reprise -
Réalisateur Alexandre Coffre Compositeur Thomas Roussel
Casting Valérie Bonneton - Dany Boon - Denis Ménochet - Albert Delpy - Bérangère McNeese - Malik Bentalha
Synopsis Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Grèce où se marie leur fille, ce couple de divorcés, qui se voue l’un l’autre une détestation sans borne, va être amené par la force des choses à prendre la route ensemble.

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