Critique One Piece: Gold (One Piece Film Gold)

One Piece: Gold
One Piece Gold est un véritable condensé d'exagération. L'humour y est omniprésent en dépit des véritables enjeux que les précédents nous ont habitué. Tout est poussé à son paroxysme au point de mettre en avant le divertissement et le spectacle...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Aymeric DUGENIE

Critique du Film d'Animation

« BIENVENUE À GRANTESORO, LE PARADIS DU DIVERTISSEMENT ». Voici ce qu’on peut entendre en introduction de l’aventure. Voici ce qui résume entièrement le film. Bienvenue, au sein même de l’univers One Piece, dans un environnement totalement différent régie par ses propres lois. Bienvenue dans le divertissement à l’état brut !
Mieux que Strong World, moins bien que Z ? Mieux que les deux, moins bien que les deux ? Ce n’est pas la question ici, clairement le fond du film est ailleurs. One Piece Gold est avant tout l’exutoire d’Oda. Une île complètement recouverte d’or, un casino géant, des épreuves amusantes, des personnages excessifs, tout est là pour répondre à l’exagération par l’exagération.

Un divertissement à l'état pur qui en jette, rempli d'humour, d'extravagance et d'exagération.

Le film ne se prend pas au sérieux pour un sou. Tout est exagéré à son paroxysme, tout transpire la dérision. Certains reprochaient à One Piece de proposer un peu trop de fan-service gratuit ? Le voilà votre fan-service. Des plans seins et fesses à n’en plus finir, couvrant 90% de l’écran, en petites tenues jamais justifiées, là vous avez enfin devant les yeux le fan service que vous reprochez tant. Mais pourquoi l’avoir fait alors que la plupart des gens le condamnent ? Parce que le contexte s’y prête. Oda et ses collaborateurs en ont certainement marre d’entendre sans arrêt les gens leur reprocher que la poitrine de Nami a triplé de volume, alors ils l’ont quadruplé. Ça vous apprendra à vous plaindre sans cesse. One Piece Gold n’est pas un divertissement à l’état pur pour rien, avec le travail qu’abat Oda au quotidien pour contenter les fans du manga le plus connu et le plus vendu au monde (acceptez-le bon Dieu, Dragon Ball s’est fait battre par son élève), il s’est lâché pour ce film et a très probablement pris son pied en y participant. C’est le « paradis du divertissement », il faut bien que ça en jette ! L’île, qui est plutôt un bateau, est composé quasi intégralement d’or, on parle en million de berrys (la monnaie de One Piece), les personnages sont poussés à l’extrême dans leur psychologie, les situations sont volontairement comiques en chaque instant. On est loin de la badassitude de Z de One Piece Z, ici les combats, bien que spectaculaires, ne sont pas là pour être géniaux comme les précédents mais pour être amusants. Tout est poussé à l’extrême, et à ce titre, chaque détail y répond. Un bateau encore plus imposant que Water Seven ou Thriller Bark, des situations complètement improbables à tel point qu’elles en deviennent caricaturales, un flot d’humour constant et spontané qu’on ne peut s’empêcher de rire toutes les 10 minutes, une paire de seins dès que c’est possible d’en voir, c’est encore mieux s’il y a le décolleté qui va avec. Pour preuve, Zorro Roronoa est mis à l’amende dès les premiers instants de l’affrontement pour mettre de côté le personnage le plus sérieux et laisser place au fun. On est loin d’un film de la trempe de Z, c’est indéniable, mais définitivement le but de ce film est de nous en mettre plein les yeux, le spectacle avant tout. Lorsqu’on voit la tournure de l’histoire depuis quelques années, qui va de rebondissement en rebondissement, on a aussi un peu envie de faire redescendre la pression et de profiter de nos personnages préférés sous un aspect plus léger.

On n’évite pas quelques clichés ou facilités scénaristique inhérents aux shonens, notamment dans le passé du méchant.

Pour donner du crédit à ce long métrage, Oda à tout misé sur la notoriété de certains personnages en ne les faisant apparaître que quelques temps. Et notamment sur l’affrontement de deux d’entre eux. Mais là encore ce combat n’étant pas montré, cela implique une fois de plus que le but n’était pas l’histoire ou les combats, la présence de ces personnages n’étant qu’une profonde excuse du contenu. Lorsqu’on cite le combat Ace vs Barbe Noire, on a pu le voir ; quant à Ao Kiji vs Aka Inu, par un habile effet de style on ne voit strictement rien. Donc ne voir ici que les prémices du combat permet de lever un doute sur des éléments futurs du récit principal mais aussi de confirmer qu’il réserve les révélations et retournements de situations pour des chapitres suivants. Et une occasion plus légitime.
Fatalement on n’évite pas les clichés ou facilités scénaristiques inhérents aux shonens. Les évènements étant assez globalement prévisibles, c’est surtout la présence de certains personnages ou leurs pouvoirs qui permet de proposer quelque chose d’inattendu. Ce qui peut s’avérer intéressant, étant donné que le méchant n’est pas un adversaire particulièrement à la hauteur, réside dans le fait qu’il est dans son élément, sur son terrain de jeu. On sait que Luffy est le plus fort, mais pour vaincre son adversaire, il doit user de stratagèmes, et ce n’est pas le point fort du chapeau de paille. Bien souvent c’est ainsi que ça se passera bien rester cohérent. Luffy est devenu beaucoup trop fort pour certains de ses adversaires, le seul élément permettant de douter de sa victoire est le manque de connaissance du terrain sur lequel il se bat par exemple. Ce qui donne lieu a un nouveau genre d’aventures, avec un plan et quelques mystères, pas entièrement nouveau mais apportant un peu d’inventivité dans la banalité des événements qui surviennent.

En fin de compte Gold signe l’exception parmi les films One Piece « officiels » (ceux impliquant la participation de Oda) et apparaît ni plus ni moins comme un bon gros délire. Avec ses bonnes idées et ses facilités mais surtout avec une bonne dose de rafraîchissement et d’humour. On peut regretter par exemple que le grand méchant fini par avoir son petit passé dévoilé, une méthode qui a fait ses preuves avec Z et qui a continué depuis. La différence c’est que Z a eu son chapitre directement incrusté dans l’univers officiel de One Piece, et son passé était en plus extrêmement poignant, ce qui n’est pas le cas ici de Gold qui ne s’affirme probablement pas autant que ses pères malgré un certain charisme. Ce quatorzième film de la licence (12è si l'on ne compte pas l'épisode 3D Mugiwara Chase ainsi que le film 3D2Y) est donc un peu le quitte ou double des films One Piece. Objectivement très bon, il reste moins intéressant ou moins grandiose que les deux précédents et s’oriente vers plus de divertissement, un aspect qui ne contentera pas forcément les fans de One Piece de la première heure.

Informations

Détails du Film d'Animation One Piece: Gold (One Piece Film Gold)
Origine Japon Signalétique Tous Publics
Catégorie Film d'Animation Genre Aventure - Animation - Fantastique - Manga
Version Cinéma Durée 120 '
Sortie 02/11/2016 Reprise -
Réalisateur Hiroaki Miyamoto Compositeur Yuuki Hayashi
Casting Mayumi Tanaka - Kazuya Nakai - Hiroaki Hirata - Kazuki Yao - Akemi Okamura
Synopsis Dans sa quête du One Piece, l’équipage au Chapeau de Paille arrive sur Grantesoro, capitale mondiale du divertissement, où les hommes fortunés viennent jouer au casino et assister aux spectacles les plus grandioses. Grantesoro est un sanctuaire imprenable contrôlé par l’Empereur de l’Or, Gild Tesoro. Même la Marine ne peut y intervenir. Mais Luffy et ses compagnons vont vite découvrir l’effrayante face cachée de cette ville et devront risquer leurs vies pour tenter de s’en échapper.

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