Critique Maniac Cop

Maniac Cop
Maniac Cop démontre le savoir-faire imparable de William Lustig dans sa mise en scène et son habilité à créer une histoire et une identité propre à ses tueurs grâce à une gestuelle marquante.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Nouveau venu dans la série des Midnight Collection chez Carlotta, Maniac Cop fait peau neuve dans un nouvel écrin qui ravira les fans du réalisateur. Troisième réalisation pour William Lustig, juste après le culte Maniac en 1980 et le superbe Vigilante en 1983, Maniac Cop débarque sur nos écrans en 1988. Comme pour ses deux premiers films, Lustig nous plonge au cœur d’un New-York chaotique et sombre où un ancien policier assassine de sang-froid les citoyens new-yorkais.

Lustig est méticuleux, son découpage tient parfaitement la route.

Comme d’habitude chez Lustig, le spectateur est plongé directement et viscéralement dans le bain dès son ouverture. On y fait la connaissance du fameux maniaque. Sans jamais voir son visage, nous identifions une gestuelle propre au personnage. Nous serons conquis par sa manière de jouer avec sa matraque. L’espace de quelques plans, Lustig construit un mythe propre et efficace supplantant immédiatement le charisme de son tueur. Merveilleusement planté par un colossal Robert Z’Dar, Matt Cordell, le tueur, se hisse immédiatement au panthéon des tueurs sanguinaires les plus brutaux du septième art. Il est froid, précis et brutal. Une mise en bouche vraiment alléchante pour un film que le temps n’a, malheureusement, pas épargné. En effet, si la mise en scène de Lustig suinte parfaitement avec l’ambiance crasseuse des rues malfamées de New-York, Maniac Cop a pris un aspect kitsch discréditant quelque peu les propos de son auteur. Là où Maniac tient encore la route par son aspect rugueux, Maniac Cop peine à rester sur les rails en dépit de son excellence de mise en scène. Lustig est méticuleux, son découpage tient parfaitement la route. Il lui manque seulement le jusqu’au-boutisme qu’il y avait dans Maniac. L’aspect sanglant du projet est avorté au profit d’une enquête millimétrée. Pour un film montrant explicitement les actes de barbarie d’un tueur sanguinaire, c’est vraiment très léger. Quand bien même Maniac Cop lorgne plus vers le thriller que le film d’horreur a proprement parlé, le fan de tripailles restera un peu sur sa faim. Fort heureusement, le casting est soigné aux petits oignons. Entre un Tom Atkins avide de justice, un Bruce Campbell plus que convainquant, une sublime Laurene Landon et un machiavélique Robert Z’Dar, le spectateur ne sera pas en reste. L’ensemble des acteurs assure le spectacle d’une bien belle manière.

Sachant se montrer imposantes dans leur subtilité, les compositions marquent à jamais quiconque croise la route de Matt Cordell.

À noter la sublime bande-originale signée par Jay Chattaway (déjà remarquable aux commandes de l’ambiance de Maniac et de Peur Bleue, l’adaptation de Stephen King avec le loup-garou, pas l’immondice avec les requins !!) qui confère à Maniac Cop une ambiance très singulière. Il ne suffira, une fois encore, que de la scène d’ouverture pour nous convaincre de toute la puissance d’impact du travail de Chattaway. Apportant une sérieuse dose horrifique au projet, la musique renforce l’attente de sanglant qui manque à Maniac Cop. Sachant se montrer imposantes dans leur subtilité, les compositions marquent à jamais quiconque croise la route de Matt Cordell. C’est vraiment dommage que le film ne s’autorise pas plus de liberté dans ses aspects horrifiques. Et même si un film d’horreur n’a pas besoin de basculer dans les effusions de sang pour plaire, il aurait fallu prendre le risque ici afin de ne pas tomber dans le petit coup de mou qui survient en plein milieu de l’enquête. La faute à un Lustig un poil trop frileux peut-être ? Chose étonnante, d’autant que la suite, Maniac Cop 2, optera pour le même format et ne fera pas sentir le manque de sang pour autant. Preuve qu’un scénario se doit d’être captivant de la première à la dernière page, sans quoi le moindre petit défaut enterre l’ensemble des qualités du film. Rassurez-vous amis curieux, Maniac Cop mérite toujours qu’on s’y arrête. Il y a suffisamment de tension et de suspense pour tenir facilement en haleine lors de vos futures soirées pizza !

Maniac Cop démontre le savoir-faire imparable de William Lustig dans sa mise en scène et son habilité à créer une histoire et une identité propre à ses tueurs grâce à une gestuelle marquante. La musique est sublime, les acteurs assurent et les maquillages tiennent encore la route. Une belle curiosité à (re)découvrir sans aucun problème.

Informations

Détails du Film Maniac Cop
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Thriller - Policier
Version Cinéma Durée 92 '
Sortie 22/06/1988 Reprise -
Réalisateur William Lustig Compositeur Jay Chattaway
Casting Bruce Campbell - Tom Atkins - Robert Z'Dar - Richard Roundtree - Laurene Landon
Synopsis Une série de meurtres horribles déclenche la panique dans les rues de New York. Une confusion qui atteint son paroxysme lorsque la presse révèle que tout laisse à penser que ce tueur maniaque est un policier.

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