Critique La Poupée Diabolique (Devil Doll)

La Poupée Diabolique
La Poupée du Diable, long-métrage datant de 1964 mis en scène par Lindsay Shonteff avec l’appui de Sidney J. Furie

Verdict Note : Maladroit sur de nombreux points. Maladroit sur de nombreux points.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Les films de poupées diaboliques pullulent depuis des années dans le genre horreur/fantastique au cinéma. On peut citer dernièrement Annabelle de John R. Leonetti, dérivé de Conjuring premier du nom. Il nous faudrait un dossier de plus de cent pages pour revenir sur les liens des poupées et le cinéma, ce qui n’est point le but. Ici, ce qui nous intéresse est la ventriloquie. Dérivé du thème des poupées, les films majeurs au cinéma se comptent à peine par dizaines. On peut citer Magic de Richard Attenborough, quelques épisodes des Contes de la Crypte, Dead Silence de James Wan ou encore Chair de Poule de Rob Lettermann où le Ventriloque tient une place à part. Entre tous ces titres plus ou moins importants, La Poupée du Diable se situe comme une petite production d’à peine 25 000 livres sterling, une histoire en noir & blanc légère à la psychologie perverse et froide.

La Poupée Diabolique se déroule à Londres où Mark et Marianne assistent au spectacle du grand Vorelli, marionnettiste et hypnotiseur. Marianne est choisie pour un numéro de magie. Quelques jours après, elle tombe malade et est victime d’étranges hallucinations. Mark entreprend alors une enquête auprès de ce mystérieux personnage. D’autant plus qu’à la fin du spectacle, il s’est aperçu que la marionnette, Hugo, saluait le public, sans aucun fil…

La Poupée du Diable, long-métrage datant de 1964 mis en scène par Lindsay Shonteff avec l’appui de Sidney J. Furie, intrigue de prime abord. Le film, court par sa durée, interroge sur l’interprétation de cette poupée nommée Hugo. Est-on dans du slasher «psychomagique» ou du fantastique pur ? La réponse — qu’on ne vous spoliera pas – arrivera lentement laissant Mark, journaliste et amant de Marianne, nous guider entre Londres et Berlin. Le magicien Vorelli, sorte de conjugaison de Mesmer et Jeff Panacloc, est un être sombre, déviant. Son hypnose perverse sert subtilement au metteur en scène d’instrument aux viols d’âmes féminines et faibles. Marianne n’en est pas la première victime dans le film. Bien d’autres sont suggérés, de même que les différentes assistantes du soi-disant artiste.

Un charlatan pour une histoire tournant en rond en dépit des 1h17 de métrage. Entre un meurtre, un viol hypnotique et quelques scènes de nu, il ne se passe rien de bien frais. Seule la présence tenante de Bryant Haliday (aperçu aussi dans La Tour du Diable) donne à La Poupée du Diable une obscure sensation. Interprétant Vorelli tel le Dracula de Francis Ford Coppola aspirant l’âme de ses victimes, son regard lubrique et malin accroche verrouillant l’issue d’un film transgenre entre psychologie répulsive et fantastique fin.

La Poupée du Diable est un programme pesant peu dans l’histoire du fantastique et de l’épouvante british. Le long-métrage est une proposition pulp horrifique simple loin d’être naïve correspondant plus à un segment de court métrage ou d’anthologie horrifique qu’à un long-métrage indépendant curieux et beau parleur. Le poids de l’âge, l’épouvante/horreur d’un autre temps dont la sensibilité n’agit plus aujourd’hui.

Informations

Détails du Film La Poupée Diabolique (Devil Doll)
Origine Angleterre Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante - Fantastique
Version Direct To Video Durée 77 '
Sortie 07/06/2016 Reprise -
Réalisateur Lindsay Shonteff Compositeur
Casting Bryant Haliday - Yvonne Romain - William Sylvester - Sandra Dorne
Synopsis A Londres, Mark et Marianne vont assister au spectacle du grand Vorelli, marionnettiste et hypnotiseur. Marianne est choisie pour un numéro de magie. Quelques jours après, elle tombe malade et est victime d’étranges hallucinations. Mark entreprend alors une enquête auprès de ce mystérieux personnage. D’autant plus qu’à la fin du spectacle, il s’est aperçu que la marionnette, Hugo, saluait le public, sans aucun fil…

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