Critique La Malédiction de Chucky (Curse of Chucky)

La Malédiction de Chucky
À l'heure où toutes les gloires horrifiques des années 70/80 se voient revigorées par divers remakes plus ou moins bancals, chaque annonce d'un titre comme ce sixième opus de Chucky fait craindre le pire. Après maintes spéculations sur sa forme...

Verdict Note : Moyen. Moyen.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

 

À l'heure où toutes les gloires horrifiques des années 70/80 se voient revigorées par divers remakes plus ou moins bancals, chaque annonce d'un titre comme ce sixième opus de Chucky fait craindre le pire. Après maintes spéculations sur sa forme originale, et quelques photos malignement trouvées, La malédiction de Chucky n'est en aucun point un remake. Une bonne nouvelle en soi démontrant toute l'impertinence de cette série âgée de 25ans. Un parti pris et un attachement aux racines de la saga dû à un seul homme : Don Mancini.

Travaillant sur la saga depuis le premier film en tant que co-scénariste, scénariste et réalisateur (Le fils de Chucky), Don Mancini s'attaque à un énième revival de la poupée démoniaque, 9 ans après le dernier épisode.

Mais qui est Chucky ? Chucky est à la base une poupée Brave Gars. Lors d'une course poursuite, le tueur en série, Charles Lee Ray dit « L'étrangleur », trouve refuge dans une boutique de jouet où, suite à un rite vaudou, son âme prend corps dans cette poupée.

Au fil des épisodes, cette poupée maniaque va s'amusée à terrifier le jeune Andy, son premier et unique propriétaire. D'un ton premier degré, la série va prendre un tournant salvateur à l'orée des années 2000. Don Mancini installe un second degré et accentue l'impertinence de Chucky, devenu un pastiche de Freddy Kruger. Les deux dernières aventures feront office des meilleurs essais consacrés au personnage en plastique, notamment La fiancée de Chucky, variation réussie autour de La fiancée de Frankenstein de James Whale.

Gardant cette aura gothique déplacée dans une demeure glauque digne de la demeure des Manderley ou de La maison de la mort, une nouvelle fois réalisé par James Whale, Curse of Chucky (titre originale) retombe dans les travers d'un premier degré en totale inadéquation avec le personnage et surtout avec l'époque. Car comment croire en une poupée démoniaque tueuse d'enfants et de parents en 2013 ?

À l'instar d'un climat angoissant créé par l'architecture de la demeure et une nuit pluvieuse oppressante, ce DTV se fourvoie malgré lui dans une banalité insignifiante. En premier lieu, la cause à un scénario affligeant de bêtise, de comédiens stéréotypés dénués de toutes psychologies et de situations inlassablement rebattues de plus en plus lassantes.

L'histoire suit Nica (Fiona Dourif), une jeune femme en fauteuil roulant depuis sa naissance, qui vit avec sa mère dans un grand manoir. Un jour, sa mère reçoit « Chucky », une étrange poupée. Nica retrouve, la nuit tombée, sa mère morte, tout laissant croire à un suicide. Désemparée, elle se retrouve contrainte à passer le weekend avec sa famille dans le grand manoir pour l'enterrement. Mais pendant la nuit, les membres de sa famille meurent un à un...

Après une introduction habile signifiant une éventuelle série B sympathique, la tournure des évènements va s'avérer plus conventionnelle. Don Mancini essaie tant bien que mal de distiller un suspense sous-jacent en attendant les exactions de notre poupée "Brave Gars". Mais l'attente est trop longue. Il faut attendre 45 minutes pour avoir la première apparition franche de Chucky sur un métrage durant 1H32.

Mais l'apparition de la poupée de sang n'arrange rien, pire le film se complaît dans un classicisme réducteur. Car jamais le méchant principal prendra la mesure des deux derniers épisodes. Les scènes de meurtres se suivent et se ressemblent nous contraignant dans un ennui profond.

La question du format DTV pour ce nouvel épisode tient sa réponse dans sa qualité médiocre. Et ce n'est pas le raccordement vain avec le reste de la série qui fera l'affaire des fans (que nous sommes!), les réjouissants simplement de retrouver leur personnage favori.

Car par son absence totale de délire impertinent, d'originalité et de rythme alerte, La malédiction de Chucky s'avère le plus mauvais épisode de la saga, desservi par une facture télévisuelle blafarde. À quand finalement un remake ?

 

Informations

Détails du Film La Malédiction de Chucky (Curse of Chucky)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante
Version Direct To Video Durée 96 '
Sortie 01/11/2013 Reprise -
Réalisateur Don Mancini Compositeur Indisponible
Casting Jennifer Tilly - A. Martinez - Danielle Bisutti - Brennan Elliott - Summer Howell
Synopsis Quand un étrange paquet arrive chez Nica, elle n'y prête pas particulièrement attention. C'est après un véritable carnage que l'intrépide Nica regardera l'étrange poupée aux cheveux roux d'un autre œil. Le jouet de sa nièce pourrait bien la cause de ce chaos. Ce qu'elle ne sait pas est que Chucky est déterminé à finir un travail commencé 20 plus tôt...

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