Critique Aliens le Retour (Aliens)

Aliens le Retour
Aliens est une suite franchement réussie. James Cameron amorce des procédés créatifs hallucinants qu’il concrétisera en 1991 dans son Terminator 2.

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Après le succès du premier opus, David Giler, producteur exécutif, cherche à développer une suite au film de Ridley Scott. Très impressionné par le travail d’écriture de James Cameron sur son script de Terminator, il lui propose d’en écrire la suite. Cameron soumet un brouillon à la Fox. Ces derniers sont enchantés par les idées qu’il développe. Ils lui promettent de lui confier les commandes du projet à condition que son travail sur Terminator soit exemplaire. Le succès critique est au rendez-vous et Cameron se voit être récompensé comme promis. Il explique être un grand fan du travail de Ridley Scott sur Alien et ne souhaite en aucun cas produire un remake ou une pâle copie. Ce qui intéresse Cameron réside dans le fait d’étirer la mythologie autour du cycle de vie du xénomorphe, ainsi que de développer la personnalité de son héroïne, Ripley. Ainsi, Aliens se pose en 2179, soit 57 ans après le premier film. Ripley est restée en hibernation à bord de sa navette de sauvetage. Elle apprend que la planète LV-4-26 d’où provenait l’entité qu’elle a croisée auparavant a été colonisée par la compagnie Weyland Yutani, son ancien employeur. Lorsque la communication avec les colons est interrompue, elle est contrainte d’y être envoyée avec une troupe de soldats d’élite afin d’élucider le mystère. L’équipage est loin de se douter que la planète LV-4-26 renferme toute une colonie de monstres bien décidés à tuer quiconque croisera leur route.

Cameron confère à Aliens une saveur moderne très encline à plaire au public de l’époque.

Bigger & louder. Voilà un précepte que connaissent bien les producteurs de suites de films à succès, et encore plus James Cameron (voir Terminator 2). Alloué d’un budget nettement plus conséquent que son grand frère, ce nouvel épisode de la saga Alien s’impose comme un opus musclé. Exit l’aspect horrifique à huis clos, Cameron s’accapare le projet en insufflant toute sa personnalité à l’univers développé par son prédécesseur. Il en sera d’ailleurs de même pour les deux suites suivantes. Alien est une saga qui peut se targuer de transpirer l’univers des réalisateurs qui s’y sont frottés sans jamais dénaturer ses codes de base. James Cameron jouit d’un budget nettement plus élevé que celui qu’il a eu pour Terminator. Ainsi, il assouvit ses envies de science-fiction d’une bien belle manière, corrige le tir des lacunes qu’il avait pour son Terminator, et réfléchit déjà à ce qui sera l’univers de la scène d’ouverture de Terminator 2. Aliens est un film charnière dans sa filmographie. Non pas qu’il soit dénué d’intérêt, mais l’on sent bien que ce dernier, ainsi qu’Abyss, son film suivant, ne sont présent que pour amorcer la consécration ultime qu’il connaitra avec Terminator 2. Réalisateur à l’intelligence exemplaire et aux développements techniques toujours en avance sur son temps, Cameron confère à Aliens une saveur moderne très encline à plaire au public de l’époque. Si les années 70 ont posé les règles fondamentales de la science-fiction, Cameron en a profité pour amener l’idée de blockbuster à ce cinéma. Ce n’est pas pour rien si cette suite est très souvent citée parmi les meilleures de l’histoire du cinéma.

Aliens est une suite franchement réussie.

En dépit des innombrables qualités qui englobent le film, Aliens ne possède pas ce sentiment de travail complet et ultime qui résidait dans le film de Ridley Scott. Aliens abandonne son aspect horrifique au profit d’une dose massive d’action. Sans pour autant dire que la recette est biaisée, force est de constater que le résultat laisse une légère impression de facilité. Là où Scott s’était creusé les méninges pour rendre l’entièreté de son film vraisemblable, subjuguant chacun de ses plans, Cameron cède à certaines facilités. Contrairement à son modèle, Aliens privilégie les espaces aérés, les endroits où les personnages peuvent évoluer en toute quiétude et enrayer la menace beaucoup plus radicalement que dans Alien premier du nom. Les aliens sont beaucoup plus présents à l’image également, ce qui les rend moins effroyables que s’ils n’étaient que suggérés. En revanche, Cameron impose un travail remarquable sur la mythologie de ces monstres. La reine alien transpire d’élégance et la horde d’enfants qu’elle dirige impacte énormément sur le conditionnement héroïque recherché par Cameron quant au devenir de Ripley. Cameron s’est également régalé à créer toute une armada futuriste qui colle parfaitement à son univers. En dépit d’un aspect horrifique moindre, Aliens fait preuve d’autant de modernité que son modèle. Voilà ce qu’il faut retenir de cette suite : elle n’essaie en aucun cas de marcher sur les plates-bandes de son grand frère, elle le complète à merveille.

Aliens est une suite franchement réussie. James Cameron amorce des procédés créatifs hallucinants qu’il concrétisera en 1991 dans son Terminator 2. Un second opus explosif, très apprécié du public et à juste titre. D’autant que Sigourney Weaver fut nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice, ce qui a amené l’Académie à reconsidérer les films de genre, très décriés jusqu’alors. Rien que pour cette évolution des mentalités, Aliens mérite qu’on s’y arrête.

Informations

Détails du Film Aliens le Retour (Aliens)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Science - Fiction
Version Cinéma/Edition Spéciale Durée 138 '
Sortie 08/10/1986 Reprise -
Réalisateur James Cameron Compositeur James Horner
Casting Sigourney Weaver - Michael Biehn - Carrie Henn - Lance Henriksen - Paul Reiser - Bill Paxton
Synopsis Aprés 57 de sommeil artificiel Ripley est secouru par la corporation Weiland-Yutani. Les militaires ne prenne pas au sérieux son rapport établi pour le Nostromo, édifiant la présence d'une créature inconnue. Pourtant, la planète où fut trouvé le xénomorphe est en cours de colonisation depuis près de 20ans. Depuis aucuns spécimens étrangers n'a été découvert, jusqu'au jour où les colons ne donnèrent plus signe de vie...

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