Critique Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force (Star Wars : Episode VII - The Force Awakens)

Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force
Visuellement splendide, plutôt bien mené côté casting, Le réveil de la Force souffre quand même d'un rythme trop pépère, mais aussi de rebondissements finalement sans grande surprise.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Rémy Pignatiello

Critique du Film

Des années d'attente avec plus ou moins d'espoir, une campagne marketing littéralement omniprésente, et une équipe qui fait baver : tout est réuni pour faire du Réveil de la Force le retour en fanfare en Star Wars.

Et effectivement : le film est d'une maîtrise visuelle flamboyante. Malgré une photo parfois un peu trop artificielle, comme trop froide ou métallique, le film recèle de plans magnifiques (les décors de ruines de vaisseaux dans le désert, mais aussi cette magnifique lumière descendant sur Solo en fin de film, sur la plate forme). On est clairement des lieux au-dessus des épisodes 1, 2 et 3, avec aussi des combats spatiaux au sommet, loin des montages ultra-cut souvent vus dans les blockbusters actuels. Au contraire, la caméra épouse les mouvements, virevolte d'une traite sans jamais perdre sa gestion de l'espace. L'évasion de Jakku notamment en est un parfait exemple, fluide et exaltant.

Une maîtrise visuellement absolument flamboyante

Le casting s'en sort bien aussi, en particulier Daisy Ridley qui, à coup sûr, va s'attirer le béguin de toute une jeune génération. Lumineuse, dynamique et particulièrement magnétique, son charme fait mouche dès ses 1ers instants à l'écran. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de John Boyega, même si on peut facilement blâmer une écriture pas toujours en sa faveur. Adam Driver convainc aussi plutôt bien, même si le ridicule manque d'achever son personnage d'un coup sec (heureusement, il n'en est finalement rien grâce à un fantastique tête-à-tête un peu plus tard dans une séquence formidable de tension et de crédibilité, d'une simplicité presque touchante, loin de tout duel au sabre, sans Force et sans éclair). Cependant, tous sont tributaires d'une écriture assez aléatoire, fortement portée sur les références et ne sachant pas trop s'il vaut mieux couper le cordon ombilical ou au contraire s'y rattacher coûte que coûte. De ce côté, le film se retrouve entre deux chaises, et c'est Adam Driver qui en fait les frais en fin de film. Oscar Isaac n'est pas non plus aidé par un développement très hâché et qui fait très artificiel.

Calquant de nombreux éléments narratifs sur les épisodes 4, 5 et 6, certains rebondissements font très prévisibles

En fait, en calquant de nombreux éléments narratifs sur les épisodes 4, 5 et 6, certains rebondissements font très prévisibles et donnent un côté sans surprise au film. En ce sens, l'arrivée et l'utilisation de Han Solo, Leia, Chewbacca et Luke sont très symptomatiques d'une écriture un poil paresseuse, et à nouveau tiraillée entre la volonté de passer le flambeau à une autre génération de personnages et celle de se raccrocher à son passé. Le contexte change, les enjeux sont déplacés, mais les conclusions sont visibles à l'avance via le plus simple des travails de déduction. La même chose est valable pour les aventures de nos héros : des tonnes de combats au blaster dans des couloirs face à des troufions de Stormtroopers, le passage par la Cantina, des blockhaus à infiltrer, une attaque finale déjà vue plusieurs fois...

Le rythme global du film est impacté par cette écriture : le film prend trop de temps à exposer ses 2 nouveaux protagonistes alors que finalement, 1h30 plus tard, ils ne sont pas beaucoup plus épais. Les épisodes 1 à 6 fonctionnaient plus facilement par eux-mêmes, là où l'épisode 7 donne la sensation d'une écriture à la Marvel, où le film n'est qu'un tremplin, une introduction vers la suite à venir, façon de capitaliser sur un univers dépassant le simple film unitaire. Déception de ce côté-là, donc.

Par contre, de nombreux détails sont à la fois amusants ou intéressants : la présence de Greg Grunberg (comme souvent chez JJ Abrams), les créatures le plus souvent faites en costumes et non en CGI, Max von Sydow qui vient récupérer un gros chèque avec 2 min 30 d'écran en tout début de film et s'en va aussi vite qu'il est arrivé, le mercenaire à l'accent écossais hilarant, un Warwick Davis qui passe, Iko Uwais aux chorégraphies, une mention au générique pour Phil Tippett. Et surtout : beaucoup de femmes fortes, que ce soit évidemment Rey ou Leia mais aussi Phasma, la capitaine des Stormtroopers (complètement sous-développée par contre, au point où il ne serait pas étonnant que la majeure partie de ses scènes aient été coupées au montage).

Le réveil de la Force manque probablement d'une seule chose en fait : une véritable audace scénaristique lui permettant d'exister par et pour lui-même.

Au final, la volonté de passer la main à une nouvelle génération est évidente et plaisante, mais force est de constater que le film n'y arrive que partiellement. Trop calqué sur ses prédecesseurs, trop respectueux et trop formulaïque aussi, Le réveil de la Force manque probablement d'une seule chose en fait : une véritable audace scénaristique lui permettant d'exister par et pour lui-même.

Informations

Détails du Film Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force (Star Wars : Episode VII - The Force Awakens)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Science - Fiction
Version Cinéma Durée 136 '
Sortie 16/12/2015 Reprise -
Réalisateur J.J. Abrams Compositeur John Williams
Casting Oscar Isaac - Mark Hamill - Carrie Fisher - Harrison Ford - Adam Driver - Daisy Ridley - John Boyega
Synopsis Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga "Star Wars", 30 ans après les événements du "Retour du Jedi".

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