Critique Sinister 2

Sinister 2
Avec Sinister 2, Cìaran Foy se risque à prendre la suite du travail effectué par Scott Derrickson. Un sujet presque idéal autour d’une famille où le danger émaille les enfants, Cìaran Foy ne révolutionne en aucun cas cette suite formel, mais...

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Cet été 2015 est une aubaine pour tous les adolescents en quête de frissons ou autres amoureux d’horreur pure. Malgré une qualité moindre pour certains exemples, il faut avouer que depuis juin, les sorties en terme d’épouvante fleurissent sur les écrans français. Unfriended, Poltergeist, Insidious Chapitre 3, Gallows, Les Dossiers Secrets du Vatican sont les chers titres à avoir pullulé depuis quelques semaines. Certains sont à souligner (Poltergeist, Insidious Chapitre 3), les autres un peu moins par leurs recyclages inhérents des ingrédients basiques de found footage sans saveur ou d’histoire de possession que même M6, lors de ses samedis fantastiques, n’aurait point diffusée. Mais le mercredi 19 août prochain, vous aurez la surprise de voir sortir sur nos écrans français Sinister 2, suite du très réussi Sinister mis en scène par Scott Derrickson en 2012. Le réalisateur, en compagnie d'Ethan Hawke, y dépeignait la trouvaille d’Ellison dans le grenier de sa nouvelle demeure d’étranges bobines 8mm. Sur ces pellicules y sont enregistrées des tueries. Alors dans la quête d’une nouvelle histoire à succès pour cet écrivain, il va tenter de répondre à ces mystères, tout en mettant en danger sa propre famille.

Sinister, par cette nouvelle création d’une légende urbaine par Scott Derrickson lui-même, se voit comme un joli succès d’estime. Son succès public, le film le trouvera par la vidéo et les téléchargements illégaux. Facteur non négligeable, un deuxième opus nous parvient alors tout en discrétion. Scott Derrickson délègue la réalisation à Cìaran Foy pour se contraindre à n’être que le producteur du film, tout en étant occupé sur Docteur Strange pour Marvel. Cìaran Foy, on le connait après l’avoir découvert lors du Festival de Gérardmer en 2013. Il y présentait son premier long-métrage, Citadel, sombre histoire d’anticipation et d’esprits, où un père, après avoir perdu sa femme, brave ses phobies et ses traumatismes pour retrouver son bébé enlevé par des créatures mystiques. Handicapé par un acteur antipathique et d’une histoire sombre et bien trop mélancolique, Citadel surprenait tout en rebutant le spectateur. Avec Sinister 2, Cìaran Foy se risque à prendre la suite du travail effectué par Scott Derrickson. Un sujet presque idéal autour d’une famille où le danger émaille les enfants, Cìaran Foy ne révolutionne en aucun cas cette suite formelle, mais avance en se concentrant sur le point ultime d’un film d’épouvante, les personnages.

Simple et concis, le jeune réalisateur britannique perpétue un travail efficace sur une saga pleine de promesses.

Sinister 2 reprend quelque temps après le final magnifique du premier opus. Alors qu’il poursuit son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des événements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agirait à nouveau de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger... Trame simple dont l’artifice premier repose sur la présence constante de Bughuul et ses enfants, le scénario de Scott Derickson et C. Robert Cargill se concentre sur cette mère essayant d’échapper à un mari violent. La famille, ici dysfonctionnelle et malade, est le point d’une mythologie urbaine utopique, mais sombre. L’être surnaturel, le Bughuul, hante les familles et frappe l’écran par sa présence sporadique. Pour cette suite, Cìaran Foy laisse les enfants aperçus dans le final du premier film prendre la place nécessaire pour mouvoir l’élu à les rejoindre. Se servant du mal rongeant la famille, cette préférence va créer un dysfonctionnement dans la relation fusionnelle des jumeaux, dont l’agressivité prochaine de l’un pour l’autre. En dépit du fait de sortir de la claustrophobie du premier pour les grands espaces de campagne de l’Illinois et d’en connaître le fin mot, l’histoire prend le spectateur par l’empathie de cette jeune famille vivant dans la peur d’un homme violent. Mis en parallèle entre les manipulations du Bughuul et celles d’un père pervers narcissique faisant tout pour les récupérer, le final dans la ferme prête à Sinister 2 une tension adéquate afin de captiver le spectateur.

Réussissant une nouvelle fois à créer le malaise par les images épouvantables des films ici en 16mm mis devant les yeux du jeune garçon avec un machiavélisme dépravant, Sinister 2 prospère l’héritage par sa simplicité. N’essayant jamais en vain l’explosion d’effets ou de prendre le premier Sinister à contre-pied, le travail de Cìaran Foy sur Sinister 2 joue sur les valeurs d’une famille banale en danger tant au propre qu’au figuré. Simple et concis, le jeune réalisateur irlandais perpétue un travail efficace sur une saga pleine de promesses.

Informations

Détails du Film Sinister 2
Origine Etats Unis - Angleterre Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur
Version Cinéma Durée 120 '
Sortie 19/08/2015 Reprise -
Réalisateur Ciaran Foy Compositeur Tomandandy
Casting James Ransone - Shannyn Sossamon - Tate Ellington - Howie Johnson
Synopsis Une jeune mère de famille emménage avec ses jumeaux de 9 ans dans une maison qui fut autrefois le théâtre d'événements macabres.

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