Après la bombe Kechiche qui est sortie en plein milieu de la nuit et dont les déflagrations se font encore sentir au petit matin (fatigue excessive, hallucinations), tous les films risquent de paraître fades. En compétition, il reste pourtant deux films non négligeables, Sibyl, la nouvelle comédie dramatique de Justine Triet, avec toujours Virginie Efira, trois ans après Victoria, et surtout It must be Heaven, la nouvelle pépite du palestinien Elia Suleiman, habitué de Cannes, qui pourrait se frayer un chemin tardif jusqu'au palmarès. 

Car le palmarès approche et les projections se raréfient. Comme la Semaine de la Critique mercredi, la Quinzaine des Réalisateurs a tiré sa révérence jeudi soir et programme certains de ses films à nouveau le vendredi. Mais, contrairement aux années précédentes, ce ne sont pas les films primés (Une fille facile, Alice et le maire) qui seront projetés une nouvelle fois mais une série de films prédéterminés à l'avance, en fonction d'une possible audience : Le Daim, Yves, Zombi Child, Give me liberty et The Lighthouse

Vendredi soir, ce sera aussi la clôture d'Un Certain Regard, composée de la cérémonie des prix et du film primé. Certains titres se bousculent dans notre tête : Une Grande fille, The Climb, Viendra le feu, Chambre 212, Jeanne, etc. pourraient prétendre au prix. 

Mais le dernier choc de ce festival, c'est un géant du 7ème Art qui va le donner, un acteur dont le nom et celui de Cannes ne riment pas forcément ensemble : Sylvester Stallone. Il donnera tout d'abord une masterclass à 16h puis retrouvera le public du Grand Théâtre Lumière pour une projection de Rambo: First Blood de Ted Kotcheff. De quoi terminer véritablement K.O. ce 72ème Festival.