8h30 : Julieta de Pedro Almodovar

Voir ma critique Julieta.

Pedro revient avec ce qui est peut-être son meilleur film depuis des lustres. Sera-ce suffisant pour décrocher la Palme ou un prix au Palmarès ?

11h15 : Voir du pays des sœurs Coulin

Autant on avait été séduit par 17 filles, autant on reste assez hermétique au visionnage du nouveau film des sœurs Coulin, en dépit d’une superbe distribution (la vibrante Soko qu’on ne présente plus, la très belle Ariane Labed). Cette plongée dans l’univers militaire laisse perplexe.

13h : Aquarius de Kleber Mendonça Filho

Une dame de 60 ans, très belle, écrivain et journaliste, amatrice éclairée de musique, refuse de quitter son appartement malgré le harcèlement d’une société immobilière qui a récupéré l’ensemble des autres appartements de l’immeuble. Le charme du Brésil joue à plein dans ce film de 2h24 où Sonia Braga tire royalement son épingle du jeu. Potentiel prix d’interprétation féminine ?

19h : Ma’ Rosa de Brillante Mendoza

La première heure est poussive et on renonce presque à entrer dans ce film lorsque le miracle se produit. A force de jouer sur des effets d’hyper-réalisme, Mendoza atteint son but, nous faire croire à l’absolue réalité de ce que l’on voit, qu’on jurerait tiré d’un documentaire sur la police à Manille. Dénonciation de la corruption de cette police et célébration du lien familial qui permet aux pauvres de préserver leur dignité, Ma’ Rosa devient de plus en plus émouvant au fur et à mesure du film. A croire presque que Mendoza a fait exprès d’immerger le spectateur dans une première partie peu accueillante pour mieux le cueillir ensuite.

22h15 : Captain Fantastic de Matt Ross

Plaidoyer pour une éducation libre et rousseauiste en pleine nature, Captain Fantastic n’est pas du tout un film de super-héros mais un feel-good movie, à la Little Miss Sunshine (on retrouve le bus fétiche). Viggo Mortensen en père idéal, dirige une petite famille de 6 enfants, sorte de philosophes-rois, qu’il a élevés en pleine forêt. Nature contre culture : ce film, promis sans doute à un grand succès, critique les tares de notre civilisation, conformisme et divertissement inutile. Pour autant il évite le défaut du manichéisme en montrant les dangers de l’éducation rousseauiste. Un grand bol d’air frais dans une société frelatée.