Alors qu'il commence sérieusement à faire froid dehors en ce mois de novembre, il est bon de pouvoir se réfugier dans une salle de cinéma. Les prochains jours, une partie de l'équipe de Rétro-HD sera bien au chaud puisque la seconde édition du Film Noir Festival se déroule au cinéma Le Vincennes, du 27 au 30 novembre. Au programme, une compétition de courts-métrages et des redécouvertes de pépites du genre sur grand écran dont Chinatown, La nuit du chasseur ou encore Blue Velvet, certaines copies étant en 35mm.

Mais le festival a commencé très fort hier soir pour sa cérémonie en nous présentant Cold in July, thriller de Jim Mickle depuis longtemps attendu, surtout depuis que Tonyo, ayant eu le privilège de le découvrir depuis un moment, nous en chante les louanges tous les jours (quand il ne s'extasie pas devant le trailer de Jurassic World). Avant la projection, le jury du festival nous est présenté. Celui-ci, composé de Elizabeth Bourgine, Mathieu Delarive, Jérémie Duvall, Alain Jomy et présidé par Jean-Luc Miesch a eu l'occasion de nous dire un mot avant la projection sauf Alain Jomy qui était absent. Miesch, qui a réalisé Nestor Burma, détective de choc en 1982 avec Michel Serrault, nous parle de son amour du film noir avec humour, évoquant Belmondo dans A bout de souffle et insistant pour que l'on achète des petites statuettes de lui à la boutique du festival afin qu'il puisse se faire un peu d'argent.

Et puis les lumières s'éteignent et nous voilà devant Cold in July. Mon cher collègue Mathieu qui n'avait pas aimé le précédent film de Mickle, We are what we are, n'a pas de grandes attentes, les miennes sont déjà assez grandes face au casting de ce thriller filmé sous le soleil texan qui réunit Michael C. Hall, Sam Shepard et Don Johnson. Autant dire que le choc est rude et qu'avec son film d'ouverture, le festival place la barre très haut. Cold in July est un thriller de toute beauté à la mise en scène maîtrisée de bout en bout où Mickle laisse transpirer son amour pour le cinéma des années 80, magnifiant Don Johnson à chacune de ses apparitions. Simple et épuré mais terriblement efficace, porté par une bande-originale que Carpenter ne renierait pas et subtilement écrit, Cold in July n'est pas des films que l'on oublie aussitôt vus et s'offre une place de choix dans le top de l'année 2014, que ce soit pour Tonyo, Mathieu ou moi. Vous pouvez d'ailleurs retrouver sa critique en cliquant ici.

A l'heure où vous lirez ces lignes, Adé, Mathieu et moi serons à la projection d'Imitation Game (également très attendu) avant de rejoindre le Festival du Film Noir pour sa seconde journée. A demain pour un nouveau débriefing, donc !