How To Get Away With Murder est une série créée par Peter Nowalk, scénariste de Grey's Anatomy et Scandal. Elle nous plonge en compagnie d'Annalise Keating, professeur de droit pénal. Brillante, passionnée, créative et charismatique, elle symbolise également tout ce à quoi on ne s'attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Avocate de la défense, elle représente les criminels, des plus violents jusqu'à ceux suspectés de simple fraude. Son objectif est de faire presque tout ce qui lui est possible pour gagner leur liberté. De plus, chaque année, Annalise sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l'occasion d'une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l'université...

Le visionnage de ce pilote nous laisse perplexe, on ne sait quoi en penser.

D'un côté nous sommes enthousiaste, Annalise Keating est un personnage charismatique, hors du commun et utilisant des méthodes sortant de l'ordinaire. La série mélange équitablement histoires d'adolescents et histoire d'adultes, ce qui donne un certain rythme. Les intrigues ont l'air passionnantes et les méthodes qui sont employées pour les résoudre le sont encore plus. La musique colle parfaitement à la scène par moments. Mais là où on se dit qu'on est devant une bonne série c'est quand on remarque le nombre d'intrigues qui sont mises en place dès le début. On est directement impliqué dans cette histoire de meurtre sans vraiment comprendre au début (à la fin de l'épisode non plus) ce qui se passe. On y découvre aussi des histoires de coeur, des trahisons entre les différents protagonistes comme dans toute bonnes séries américaines.

D'un autre côté on se dit que ce n'est pas la série de l'année. Tout va beaucoup trop vite, on à peine le temps de décrypter une information qu'une autre arrive. On se demande si les scénaristes n'ont pas tout mis dans le pilote pour nous en mettre plein la vue et pour faire passer leur série pour une série (faussement) intélligente. Par moment la musique ne met pas du tout en valeur les images et les décridibilisent complètement. Pour finir, certaines scènes semblent tellement peu réalistes qu'on a du mal à rester concentré sur ce qui défile devant nos yeux et c'est bien dommage, comme Keating qui emmène ses élèves directement chez ses clients pour leur enseigner le métier ou ses élèves qui récupèrent des preuves avec tellement d'aisance qu'on se demande ce que font les flics.

Voilà pour ce qui est du pilote. Reste à voir si la suite nous donnera envie de voir la fin, ce qui ne devrait pas louper vu le nombres de retournements présent dans ce premier épisode.